Le Comité 9 Mai (C9M), groupement d’organisation fascistes, défile tous les ans à Paris pour commémorer un nationaliste mort en 1994.
Cette année, il comptait aussi célébrer Quentin Deranque, néo-nazi décédé en février après avoir tendu une embuscade armée à des antifascistes de la Jeune Garde à Lyon.
Drapeaux arborant des signes néo-nazis, tambours des Jeunesses hitlériennes, tatouages fascistes et défilé disciplinaire, c’est le rendez-vous annuel de l’extrême-droite française.
Autorisée depuis des années, cette manifestation a été pour la première fois interdite grâce à la pression populaire, aux collectifs et aux organisations qui ont contre-attaqué face à la passivité des pouvoirs publics.
En parallèle, le village associatif et la contre-manifestation ont aussi été interdites par la préfecture, preuve que l’État met sur le même plan fascistes et antifascistes en ce week-end de commémoration de la chute de l’Allemagne nazie. Liberté d’avoir des discours de haine et d’oppression ne rime pas avec liberté d’expression.
À Nice, comme dans d’autres villes, des évènements ont été organisés pour se réapproprier cette date.
Nissa Antifa souhaite féliciter les organisations de jeunesse qui ont rendu cette journée possible, ansi que les personnes qui ont été au rendez-vous !
Les niçoises et niçois ont montré une volonté de faire vivre un antifascisme populaire.
Faisons vivre nos luttes et les mémoires de la résistance, car c’est en occupant la rue qu’on fera taire l’extrême-droite !
